|
Le téléphone cellulaire avec vidéo
Offensive japonaise
NEC vient de réaliser un appareil qui combine le téléphone cellulaire et la transmission d'images vidéo. Le téléléphone est séparé de la caméra qui contient également un écran à cristaux liquides. Ils sont connectés l'un à l'autre grâce à Bluetooth, une technologie qui permet la transmission d'ondes radio sur une courte distance. Les images sont compressées au format MPEG-4 et NEC affirme pouvoir les transmettre à des vitesses qui vont de 64 (ce qui permet environ 10 images par secondes) à 128kbps. Selon PC World Online, NEC n'envisage pas de vendre ce cellulaire. Il est développé pour le moment comme partie intégrante d'un systême de communication intégré.
En fait, le premier teléphone cellulaire avec vidéo intégrée a été lancé au mois de mai par l'entreprise japonaise Kyocera. Le VisualPhone pèse165 grammes, transmet les images à 32kbps (2 images par secondes) grâce à un appareil de prises de vues situées sur le haut du téléphone. Les interlocuteurs peuvent se voir sur un écran à cristaux liquides de deux pouces intégré au combiné. Du fait que tout est intégré en un seul appareil, la personne qui veut être vue et entendue en même temps doit tenir le VisualPhone à une certaine distance. Un microhpone spécial permet d'enregistrer ses propos. L'appareil a plus de 5 cm de large et 3 cm de profondeur ce qui est relativement encombrant. Kyocera n'envisage pas, pour le moment de commercialiser cet appareil (vendu 300 dollars) en dehors du Japon.
L'intérêt de ces téléphones cellulaires peut paraître limité mais ils annoncent une nouvelle génération d'appareils sans fils capables de transmettre des informations sous toutes leurs formes. Ils annoncent aussi la détermination japonaise d'être présents sur ce marché prometteur.
La technologie est sans doute impressionnante et les perspectives des télécommunications sans fil sont considérables mais on remarquera que les vidéophones "traditionnels"n'ont pas encore démaré. Ça n'est pas une raison pour interdire aux techniciens de s'amuser. Quant aux usagers éventuels, ils sont prévenus: mieux vaut ne pas s'en servir au volant.
[ Netc... articles précédents ] [Elec_Chroniques articles précédents ]
Francis Pisani est un journaliste indépendant. Installé à San Francisco, il couvre les Technologies de l'information et de la communication pour El País / Madrid, Reforma / Mexico et Le Monde / Paris.
|