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Last Update: 5.04.2000 |
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Microsoft: réactions prévisibles au verdict mais Paul Allen, une fois de plus réserve des surprises. Les amis et les ennemis de Microsoft se trouvent partout aux États-Unis, mais ils ne sont pas totalement insensibles à la géographie. C'est ainsi qu'à Seattle, capitale de l'état de Washington dans le nord ouest du pays, le verdict du juge Thomas Penfield Jackson qui a trouvé Microsoft coupable de pratiques monopolistiques attriste (voir le Seattle Times). Silicon Valley par contre se réjouit des difficultés du géant qu'on accuse volontiers de freiner la compétition et de paralyser l'innovation (voir le San Jose Mercury) A Redmont, ville adjacente de Seattle et siège de Microsoft, les gens ne sont pas vraiment inquiets pour le futur de la compagnie, mais la baisse (momentanée?) de la valeur de ses actions a de quoi les préoccuper. En effet, 40% des actions de Microsoft sont possédées par des gens de la région et selon le New York Times, "environ 32 milliards de dollars ont disparu ici - sur le papier en tous cas - entre le moment entre lequel William H. Gates et Steve Ballmer, les deux dirigeants principaux de la compagnie, se sont levés ce matin et le moment où ils sont montés sur le podium pour répondre au juge." A Silicon Valley par contre, on a tendance à jubiler. Sun Microsystems a immédiatement émis un communiqué se félicitant de la décision du juge. Jim Barksdale, l'ancien président de Netscape, s'est prononcé pour des mesures "structurelles" (telles que l'éclatement de Microsoft en plusieurs entités) par oppositions aux mesures portant sur la "conduite" c'est à dire la façon de faire des affaires de la compagnie de Bill Gates. Mais c'est ailleurs que se joue l'essentiel. En refusant un accord à l'amiable et en pariant sur une procédure d'appel qui pourrait lui être favorable, Gates parie sur le temps et, si l'on en croit la plupart des analystes, sur le fait que George Bush qui est opposé au procès pourrait lors des élections de novembre prochain. C'est un pari risqué pour les actionnaires (le démocrate Al Gore peut fort bien l'emporter) et le moins qu'on puisse dire c'est qu'il ne convainct pas tout le monde. En effet Paul Allen, l'autre multi milliardaire fondateur de Microsoft a vendu entre le 11 février et le 3 mars de cette année plus de 10% des actions qu'il détenait, le tout pour la modique somme de 3,5 milliards de dollars.
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